AVEC L’ÉTOILE ROUGE, LA TRADITION SLAVE DES NOËLS BLANCS.
La salle de l’Eden avait tout juste adopté ses habits de fêtes et ses décorations de Noël, pour recevoir, dimanche après-midi, les Chœurs de l’armée russe. Sans doute en raison de la réputation sans faille, depuis 1928, de cet ensemble, l’Eden était comble. Fin d’année et Noël obligent, les trente choristes ont proposé un répertoire original.
Pour l’occasion, la formation, dirigée par Oleg Neklyudov, était accompagnée de la soprane Ekaterina Bolshunova, sans oublier les talentueux musiciens avec, à la batterie, Valery Safonov ; à l’accordéon, Aleksei Zhukov et Ivan Shevelev, à la basse balalaïka Mikhail Laptev et, riche d’une technique assez exceptionnelle, Roman Buzylev, à la balalaïka. Bref, un ensemble toujours homogène.
Riche d’une tradition qui remonte à près d’un siècle, toujours synonyme de qualité vocale et d’une grande prestance, les chœurs russes ont, néanmoins, intégré le passage de l’URSS à la Russie et certains classiques ont, été, repris avec beaucoup d’humour.
Ainsi, en seconde partie, ils ont ouvert leur répertoire, à un « Jingle bells » à quatre voix et en anglais avant une version française de « Vive le vent » et un « Mon beau sapin » interprété dans la même langue. Ravi, le public était déjà sous le charme après l’exceptionnel « Ave maria », de Gounod, rehaussé par la soliste.
Après plus d’une heure et demi de concert, les spectateurs leur dédièrent une « standing ovation », en guise de « Spasiba », avant de se voir offrir une série de « Kalinka ». A quelques jours du marché de Noël, ce dimanche a, officiellement, annoncé, et avec brio, le début des fêtes hirsonnaises de fin d’année.