DE RÉVÉLATION EN RÉVÉLATION, LES DÉCOUVERTES DE THÉO FOURCHENNERET.
Elles furent multiples. Il est vrai que Théo Fourchenneret est un habitué. En 2018, il reçoit une victoire de la musique classique comme révélation. Jeudi soir, à Hirson, le public eut, lui aussi, une révélation en le découvrant dans l’élégante nocturne de Karol Beffa, un compositeur Franco-Suisse méconnu et, surtout, dans le concerto en sol majeur, de Beethoven.
Révélation, enfin, pour les musiciens picards qui donnaient leur premier concert avec ce jeune pianiste de 27 ans. Du reste, fait inhabituel, l’Orchestre national n’a pas ménagé ses applaudissements et les rappels qui ponctuèrent son concerto concluent de la plus belle des manières cette soirée et l’éblouissante prestation du soliste revenu au clavier pour un rondo de Mendelssohn. Magique.
Avant la standing ovation reçue, Arie Van Beek avait, en ouverture, proposé pour ce concert du déconfinement un voyage dans le nord de l’Écosse, également, guidé par Mendelssohn. Un appel du large bienvenu que Jean-Jacques Thomas avait comparé à une ode à la liberté (presque) retrouvée.
