JEAN-JACQUES THOMAS : « LES TRAVAUX DE LUTTE CONTRE LES INONDATIONS ONT PERMIS D’ÉVITER LE PIRE ».
Le soleil est revenu et les rivières sont rentrées dans leur lit. L’heure est donc au bilan. Ruelle de l’Oise, rues de Guise et du Bas-rouet, des caves et des maisons ont été touchées par la crue des 14 et 15 juillet. Une certitude, cependant, l’arasement des seuils Pasteur et du moulin vert aura évité les débordements connus en 2013 avec, à l’époque, un niveau de l’Oise inférieur à celui des derniers jours.
« Il faut continuer dans ce sens et développer les bassins écrêteurs » expliqua, en direct Jean-Jacques Thomas dans le journal de midi de « France 3 ». Sur ce terrain, cette fois encore, les services municipaux ont fait le maximum pour soulager les habitants. Y compris lorsque la rivière avait regagné son lit. Atypique en cette période de l’année, cette crue a, malgré tout, déjoué les prévisions.
En effet, comme l’explique Jean-Michel Cornet, Directeur de l’Entente interdépartementale de lutte contre les inondations, « l’abondante végétation estivale change l'écoulement : pour un débit donné, il est freiné et provoque une augmentation des niveaux ». Samedi, après Guise, la crue a dépassé Origny-Sainte-Benoîte. A Condren, dimanche après-midi, la cote maximale se situait à 2,35 m. Sur l’Aisne, par contre, la crue a atteint le record de décembre 1993, soit le plus haut niveau connu de mémoire humaine.
INONDATIONS, RUISSELLEMENT ET ÉROSION : L'ENTENTE EST INDISPENSABLE
