KIT ARMSTRONG ET MATHIAS MARÉCHAL RENDENT UN ORIGINAL HOMMAGE A CAMILLE SAINT-SAËNS, MUSICIEN ET ÉCRIVAIN.
Même si le centenaire de sa disparition met en lumière l’exceptionnelle longévité du compositeur du « Carnaval des animaux », de la « Troisième symphonie avec orgue » ou de la « Danse macabre », Camille Saint-Saëns consacra une bonne partie de sa carrière à l’écriture. Bien sûr des articles et des critiques, mais, également, dans des revues littéraires. En 1885, il publie « Harmonie et mélodie », « Portraits et souvenirs », cinq ans plus tard ; « L’école buissonnière » un an avant que n’éclate la première guerre mondiale.
Autant d’extraits repris en l’église Sainte-Thérèse par Mathias Maréchal, le comédien, fils de Marcel Maréchal, fondateur, en autre, du théâtre La Criée. Sur quasiment un siècle, de 1835 à 1921, avec un premier concert donné à cinq ans, curieux de tout, Saint-Saëns se fit un défenseur des sciences – il soutient Pasteur dans sa croisade pour la vaccination -, de l’astronomie ou de la nature avec « La parenté des plantes et des animaux ».
Le mérite de Kit Armstrong réside dans le mariage des textes et les partitions de l’artiste avec, au piano, des extraits d’un prélude, de « Menuet et valse », de « Élégie » ou de « L’Allegro appassionato », mais, également pour illustrer l’extrait de « L’art pour l’art » repris par Mathias Maréchal, le Prélude, de Bach, une « Variation », de Haydn, « La légende de St-François de Paule », de Liszt, ou la « Nocturne » et « Barcarolle », de Gabriel Fauré.
Pour clore ce double hommage musical et artistique, le pianiste hirsonnais avait choisi un enregistrement grésillant d’une valse de Saint-Saëns pressé par le compositeur à la fin de sa vie. Un final en forme de clin d’œil pour cet original hommage hirsonnais.
