CHIMAY : UNE COMMÉMORATION DOUBLEMENT TRANSFRONTALIÈRE.
« Dès ce jour, la Belgique rentre dans la plénitude de son indépendance et de son autonomie. J’ai l’honneur de vous notifier que j’ai repris l’exercice de mes fonctions que j’avais abandonnées à la suite de l’occupation de la Province en août 1944, conformément aux instructions que j’avais reçues ». Cette proclamation du Gouverneur du Hainaut, Maurice Damoiseaux, date du 11 novembre 1918.
Dans la Principauté l’armistice signé en France revêt, donc, un caractère particulier puisque ce jour là, tôt le matin, les soldats du 401e régiment français de Verdun entrent dans Chimay pour libérer la ville. Jeudi, avant le défilé rehaussé par la présence d’un détachement de la base de Florennes, de la force aérienne belge, la première halte mémorielle s’opéra donc devant le monument commémoratif franco-belge.
En cette fin de matinée, Jean-Jacques Thomas et Claude Lion accompagnèrent Denis Danvoye, le Bourgmestre de l’entité et son collège communal, ainsi que le Prince Philippe et la Princesse de Chimay. Entre Verdun et Hirson, la commémoration chimacienne se révéla doublement transfrontalière. Du reste, les élus français et belges fleurirent, ensemble, la stèle sur laquelle sont gravés les noms des six soldats français tués à Chimay durant la Première guerre mondiale et des deux victimes civiles, elles aussi, disparues sur l’entité.