ANCIEN D’AFN, L’HOMMAGE RENDU A BERNARD RUFIN PAR CYPRIEN, SON PETIT-FILS, ET LE SOUVENIR FRANÇAIS.
Né au tout début de la Seconde guerre mondiale, trois semaines après la prise d’Hirson, Bernard Rufin est le dernier d’une fratrie de quatorze enfants. Blessé et prisonnier de guerre en 14-18, son père disparaît lorsqu’il a six ans. C’est, cependant, l’Algérie qui marquera la jeunesse de l’ouvrier de chez Somon. Enrôlé au 43e régiment d’infanterie, de Lille, d’abord pour 18 mois, il reste, finalement, 36 mois sous les drapeaux. S'il ne s’appelait pas encore guerre, ce conflit tua ou blessa, néanmoins, 90 000 soldats français.
Alors qu’un de ses camarades saute sur une mine, « Nard » est blessé aux genoux et au bas-ventre. Après les accords d’Évian, il revient en France et, comme de nombreux cheminots, il s’installe à Buire. Titulaire de la Croix du combattant, des Médailles commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre d'Algérie, de reconnaissance de la Nation en Afrique du Nord, Bernard Rufin deviendra, des décennies durant, le porte-drapeau de sa commune.
En février 1981, il est décoré de la Croix du combattant de l'Europe et, sept années plus tard, de la Médaille des rescapés de l'Aisne. Décédé le 7 mai 2020, la situation sanitaire empêcha qu’un hommage lui soit rendu par ses compagnons d’AFN. En présence de Jean-Jacques Thomas, des membres de l’association locale du Souvenir Français et de sa famille, son petit-fils, Cyprien Lejeune a réparé cet oubli.
