21 octobre 2009
LA MUSIQUE LITURGIQUE ET L'ÂME SLAVE A L'UNISSON DES ORGUES D'HIRSON.
Deux styles, deux genres différents, mais chaque fois la création de Laurence Pérat et l'ultime rendez-vous de la saison des orgues de l'Aisne a rencontré son public. Dimanche, centre quatre-vingts spectateurs le public s'était donné rendez-vous à l'Eglise Notre-Dame de Lourdes. Ainsi, après la grâce et la folie de la compagnie Ecchymose, place fût faite aux mystères de l'âme slave avec, pour la première fois, la réunion de l'ensemble Kouban et de l'organiste Slava Chevliakov.
Alliance insolite entre « l'instrument-roi » - symbole de la musique liturgique occidentale - et le chœur d'hommes symbole de l'âme russe, ce concert original a réussi l'alliance de deux traditions et cultures liturgiques différentes. Si l'ensemble polyphonique russe « Kouban » se produit généralement sur les grandes scènes internationales et dans les cathédrales de France ou Grande-Bretagne, Slava Chevliakov exporte régulièrement sa musique à travers toute l'Europe.
Unis, d'abord par leur origine slave puis par la musique, ces artistes ont cette fois proposé un programme commun voyageant entre la musique et la culture traditionnelle et contemporaine. Portées par le talent d'Andreï Kikéna, ténor lyrique et autrefois chef de pupitre des Chœurs de l'Armée Rouge, ou encore du soliste Vadim Artamonov, de l'Opéra National de Paris, les notes de Slava Chevliakov se sont mêlées à celle du chœur pour offrir un étonnant concert à un public sous le charme.
De Kastalsky à Tchesnokov en passant par Tchaïkovsky, les artistes ont terminé le concert à l'unisson sur le fantastique chant monastique orthodoxe de Kiev « Bienheureux l'homme », de Dmitry Bortniansky.
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