A GAMACHES, UNE NOUVELLE FOIS, HIRSON PIÉTINE ET SE RAMASSE : 3-2.

Comment peut-on déjouer à ce point et perdre un match alors que son équipe ouvre le score et revient même à la marque ? Simplement, en multipliant les fautes, les mauvais placements et, surtout, les passes à l’adversaire. Pourtant, le début de la rencontre avait plutôt souri aux Thiérachiens lorsque bien décalé par Leloire, Simono ajuste son tir au ras du poteau droit de Bovin (7e) :1-0.

Sans avoir le temps de goûter cet avantage, statique, la défense hirsonnaise laisse Bonnay déborder et, après un relais avec Léger, Thorel n’a plus qu’à marquer dans le but vide (11e) : 1-1.
Cette apathie défensive se révèle d’autant plus coupable qu’elle se reproduit sur un corner tiré par Caillet transformé de la tête par Boutry démarqué dans la surface (16e) : 2-1.
Ce renversement perturbe alors des Axonais à des années-lumière de leur dernière prestation contre Compiègne. Les approximations se multiplient tandis que les cartons s’additionnent : Bonnay (36e), Landouzi (38e), Dautremay (43e), Nicolas Bonnaire (67e) et Traulet (89e). Pas de quoi favoriser la fluidité d’un jeu au sein duquel les deux mal classés rivalisent de maladresses.

Invités à s’appliquer, les Axonais y sont aidés lorsque l’arbitre désigne le point de penalty pour le tirage du maillot de Simono dans la surface (48e). Monvoisin ne se fait pas prier pour prendre Bovin à contre-pied et égaliser : 2-2. Ce coup de pouce va-t-il indiquer à ses coéquipiers la voie à suivre ? Au contraire, Gamaches profite des espaces et Bastin doit s’employer pour sauver son but, seul face à Thorel (56e).

Faute de pouvoir maîtriser le jeu, les deux formations font entrer tous leurs remplaçants sans pour autant hausser la qualité de leur prestation. Les coups francs hachent un peu la partie. Hirson répond aux longs ballons balancés par des ouvertures tout aussi approximatives et comme il fallait s’y attendre, un coup de pied arrêté fait la différence.
Dans la surface, Landouzi détourne le ballon du bras. Le penalty transformé par Bonay (74e) scelle donc le sort de cette pâle confrontation qui plonge cette fois les Hirsonnais dans le doute.