CAMPING, BASE DE LOISIRS, CHALETS : BLANGY, C’EST (LARGEMENT) OUI !

Par quarante-quatre voix pour et une seule contre – celle d’un Bernard Pressoir une nouvelle fois isolé – le Conseil communautaire des Trois-Rivières a approuvé le programme de modernisation de Blangy. Une opération d’envergure largement subventionnée par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. Un soutien exceptionnel au regard de ma raréfaction des crédits publics. Pour Jean-Jacques Thomas, « au même titre que le Val Joly ou même Center Parcs, cet investissement privilégie le tourisme de pleine nature. Certes, à une échelle moindre, mais dans la même perspective de développement économique ». « Qui, aujourd’hui, remet en cause l’Ile Verte, s’interrogea encore le Président de la Communauté, alors que sa construction pouvait paraître disproportionnée ? Et quand j’entends, le Maire de Wimy justifier sa position en prétextant que les habitués du camping sont des riches, je l’invite à les rencontrer ! ».

En effet, le plan de modernisation présenté aux élus prévoit sur le camping l’extension du local snack, l’accueil et le logement gestionnaire, mais également l’implantation d’une vingtaine d’unités d’hébergement léger de loisirs tout confort et isolés, d’une capacité minimale de quatre personnes chacune. Par ailleurs, les travaux comprennent, la réorganisation des espaces et de la structure générale pour totaliser avec une trentaine d’emplacements 4 étoiles et le réaménagement de la piscine.

La création d’un espace réservé aux « groupes » est programmée sur une extrémité du terrain à proximité immédiate de la Base de loisirs. Elle nécessitera le redimensionnement des sanitaires collectifs et la création d’une véritable aire d’accueil pour camping-cars avec services et équipements adaptés.La base de loisirs destinée à « Thiérache Sports Nature » comprendra, quant à elle, un bâtiment multifonction avec un mur d’escalade intérieur, une salle de musculation, un restaurant, une cuisine des bureaux, des sanitaires, des espaces de stockages et de stationnement. Sans gêner les pêcheurs, il est également prévu un ponton de mise à l’eau des canoës.

Le financement global de l’opération s’appuie, pour la base de loisirs, sur une aide du FEADER de 495 000 €, de l’Etat de 300 000 €, du Conseil régional de 340 000 € et du Conseil général de 155 000 €. Le solde, 1 150 000 €, est financé par la Communauté de communes qui percevra, en retour, les locations des vingt chalets. Pour le camping, la subvention du FEADER s’élève à 310 000 €, celle du Conseil régional à 160 000 € et du Conseil général à 150 000 €. La Communauté de communes ne sera sollicitée qu’à hauteur de 358 000 €.