DIX-HUIT ANS APRÈS, LES HIRSONNAIS RETROUVENT L’ÉLITE ET DES RAISONS DE CROIRE EN LA JEUNESSE.

En 2005, lorsque Daniel Dautremay reprend en main l’équipe, elle se morfond dans les profondeurs du classement d’Excellence départementale. L’U.S BHT se maintient et l’année suivante elle remporte le challenge Prévost et accède à l’Interdistricts. Trois joueurs – Monvoisin, Samuel Dautremay et Martin – sont de l’aventure. Dimanche, ils ont vécu une autre montée, plus importante encore, en division d’honneur. Un rêve secrètement caressé par Daniel Dautremay, leur entraîneur, rejoint en Promotion par Gérard Bougriou, mais également par les plus anciens qui se souviennent des rencontres disputées voici dix-huit ans.
Dimanche, à l’issue du match contre Chevrières, pas de débordement excessif, une joie réelle, profonde partagée entre les dirigeants et les joueurs dont l’ossature comporte une majorité de garçons venant juste de dépasser la vingtaine. Quatre – Vandewiele, Lemaire et les frères Lottin - n’ont, quant à eux, pas encore fêté cet anniversaire. L’école hirsonnaise assure un avenir qui passe cependant par les deux Guillaume, Monvoisin et Bonnaire (notre photo), Bastin, l’inusable gardien, terriblement déçu que sa blessure l’empêche de participer aux derniers matches, mais également un élément comme Valentin N’Dzomo, indispensable dans la conservation du ballon.

Avec cinquante buts marqués en vingt matches et seulement dix-neuf encaissés, cette saison restera comme la plus aboutie. Treize victoires, quatre nuls pour trois défaites : le bilan parle de lui-même. Le titre est quasiment acquis. Un nul suffit pour le décrocher lors des deux dernières rencontres. « Dans quinze jours, analyse Daniel Dautremay, nous partirons donc sans pression à Saint-Maximin qui devra lors de la dernière journée affronter Choisy. Une situation enviable qui doit nous permettre de préparer la fête à la maison ». Et, sans doute, de préparer la saison prochaine avec l’arrivée de Jean Falentin dans le staff en qualité de manager général et de quelques renforts. Mais pour Daniel Dautremay, « le meilleur recrutement consiste à conserver ses joueurs ». La réciproque est (également) vrai !