EN 1933, D’ABORD AFFAIRE D’INNOVATION ET DE TECHNIQUE …

Avant un style, les oeuvres signées Auguste Labouret sont d’abord une affaire technique initiée en 1929 par Jules Albertini et Jean Gaudin. Tous deux utilisent, en effet, des dalles de verre, mais quatre ans plus tard, l’Hirsonnais dépose un brevet qui révolutionne l’art du vitrail. Alors que les pièces colorées sont depuis le début du Moyen-Age assemblées par des baguettes de plomb, le maître verrier les enchassent dans du béton.

L’innovation lui vaut alors de déposer un brevet à base de ciment armé. Le succès est au rendez-vous. Dans les années cinquante, de nombreux ateliers abandonnent le plomb. Fernand Léger, lui-même, privilégie les dalles de verre. D’abord taillées, les petits blocs de deux à trois centimètres d'épaisseur sont ensuite assemblés dans un coffrage de bois qui servira à couler le béton au sein duquel sont disposées des tiges de métal.
L’effet est saisissant. L’artiste dépasse le technicien. Mosaïste, Auguste Labouret signera également des œuvres dans les gares de Saint-Quentin et de Lens, mais également dans la salle de bains royale du Quai d’Orsay pour recevoir Georges VI ou dans la basilique Ste Anne de Beaupré, au Québec.