CONGRÈS DÉPARTEMENTAL DES PORTE-DRAPEAUX : SERRER LES RANGS ET RESSERRER LES LIENS D'AMITIÉ.

« Si le drapeau continue d'occuper une place essentielle, au-delà des couleurs, son symbole a souvent permis d'unifier une nation. Certes, en France, la cocarde tricolore imposée à Louis XVI par La Fayette, précéda un drapeau que Lamartine défendit avec passion en 1848. Cependant, pour moi, en plus du repère, le pavillon français constitue un miroir en face duquel plusieurs générations ont pu se reconnaître et, plus encore, s'identifier ».

A Mondrepuis, au-delà de l'Histoire, lors du congrès départemental, Jean-Jacques Thomas a tenu à rappeler que sans porte-drapeau, n'importe quel fanion perdrait une partie de sa dimension et le repère qu'il constitue dans nombre de commémorations. En présence de Lucien Loize, Président, du Colonel Delval, Délégué militaire départemental; de Benoît Odelot, Directeur de l'ODAC; et de Patrick Bon, Maire, l'amicale des porte-drapeaux réunit d'ailleurs 195 adhérents actifs et 25 porte-drapeaux d'honneur, dont le titre est ainsi conféré aux adhérents malades ou trop âgés.

Avec une moyenne pour 80 % des adhérents de plus de 72 ans, l'âge constitue, en effet, la principale difficulté rencontrée par l'amicale. Cela n'empêche nullement les adhérents d'être présents en nombre aux défilés prioritaires que sont Cerny-en-Laonnois et Haudroy et d'effectuer, toujours en moyenne, près d'une centaine de sorties. D'où l'importance du renouvellement des effectifs et l'accueil de jeunes.

Le temps n'est plus, en effet, à sélectionner les porte-drapeaux parmi les anciens combattants, mais bien de trouver un volontaire pour porter le drapeau d’anciens soldats. A cet égard, comme l'a également souligné Jean-Jacques Thomas, pour le centenaire du début de la première guerre mondiale, en 2014, il n'existe plus aucun survivant. En même temps que resserrer les liens d'amitié entre eux, les porte-drapeaux doivent donc serrer les rangs.