DU THEÂTRE DE L’ODÉON A HIRSON, LA VÉRITABLE DÉCENTRALISATION DE LA COMÉDIE DE PICARDIE.
Avec une semaine de décalage, la Comédie de Picardie, succédait ce week-end à l’orchestre de Picardie sur la scène de l’Eden. Elle y affichait le même succès de fréquentation pour une soirée qui débuta par le discours rassurant de Jean-Jacques Thomas, Maire d’Hirson et Président de la scène régionale. « Non, réaffirma-t-il, l’élargissement de la Région ne menace pas sa pérennité. D’autant plus que la Comédie de Picardie multiplie les succès en organisant ou en produisant des créations originales sur l’ensemble de la Picardie, de la plus petite commune à son théâtre de la rue des Jacobins où s’y retrouvent déjà plus de 4 500 abonnés ». L’originalité de la Comédie ne se situe pas uniquement dans sa décentralisation. Elle est également de mise dans son répertoire avec une pièce de l’Israélien Hanokh Levin, mise en scène par Jean-Romain Vespirini.
Le premier se distingue par ses engagements et ses pièces centrées sur l’individu, la famille, les amis ou les voisins, souvent représentatifs du microcosme israélien. Comme à l’Eden, son espace dramatique se limite à la maison ou, dans le cas présent, au lit. Le second, jeune metteur en scène de 34 ans, présent à Hirson, travailla avec Jérôme Savary, à l’Opéra comique, ou Pier-Luigi Pizzi avant de monter « Aïda », à la Scala de Milan et, l’an dernier, « Faust » à l’opéra Bastille. Directeur général de la Comédie de Picardie, venu, lui aussi, assister à la représentation, Nicolas Auvray avait été séduit par sa direction de Jacques Weber dans « La Dame de la mer », d’Ibsen. Il lui propose donc de monter « Une laborieuse entreprise », d’Hanokh Levin. Une pièce, comme l’expliqua Jean-Jacques Thomas, créée cette année à Amiens et présentée la semaine dernière au Théâtre de l’Odéon, à Paris. L’Odéon avant Hirson, une référence soulignée et appréciée.

