« NE PAS RALLUMER UNE GUERRE DES MÉMOIRES ».
Michel Vallier, au nom des anciens d’AFN, et Dominique Babski, en reprenant le message de Jean-Marc Todeschini, le Secrétaire d'État chargé des anciens combattants et de la mémoire, ont rappelé la nécessité de regarder l’Histoire en face et de ne pas oublier. Sur un ton plus personnel, après avoir fleuri la stèle sur laquelle sont gravés les noms des victimes hirsonnaises, Jean-Jacques Thomas est revenu sur la polémique, inutile à son goût de la date choisie.
« Au-delà des rancœurs, dit-il, je viens rendre hommage à ceux, qui comme mon père, qui, comme vous, en s’adressant aux anciens combattants, ont laissé une part de leur jeunesse, là-bas, de l’autre côté de la Méditerranée ». D’ajouter : « Je suis également présent pour saluer le courage de ces femmes et de ces mères qui ont attendu ceux qui, pour certains, ne sont jamais revenus ». Avant de conclure : « Je suis, enfin, debout devant ce monument pour vous dire que la guerre d’Algérie comme toutes les guerres, du reste, ne doit pas être prétexte à rallumer une autre guerre : celle des mémoires ».

