UNE PERTE DE CHIFFRE D’AFFAIRES DE 428 504 €.
Une heure durant, l’éclairage des affiches de la façade du Sonhir était, bien évidemment, symbolique. Adressé au Gouvernement, ce geste visait à rappeler que « le cinéma constitue un lien social et culturel essentiel ».
Dans le même temps, à Hirson, à la morosité ambiante des salles fermées du Sonhir, s’ajoutent une crise économique avec seulement 27 % des spectateurs de l’année précédente et une perte de chiffre d’affaires de 428 504 € accentuée par la concurrence loyale des plates-formes numériques et déloyale avec le piratage des films.
« En effet, précise Laurent Humbert, lorsque le Gouvernement décidera la réouverture, il nous faudra la préparer avec les distributeurs ». A titre d'exemple, alors que la fin de l’année coïncide toujours avec une fréquentation en hausse ; prévue le 16 décembre, « Les Tuche » ne sortiront qu’en février. Voilà pourquoi, demain mardi, le Conseil Municipal étudiera le versement d’une aide exceptionnelle au Sonhir.