18 JUIN A HIRSON : UN APPEL EN FORME DE RAPPEL.
Dans la mémoire collective, Charles De Gaulle, c’est d’abord Londres et la France libre. Charles De Gaulle, c’est, également, l’appel du 18 juin et son célèbre corollaire : « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais un Paris libéré ». Lors de la commémoration célébrée devant le monument fleuri en compagnie de Jean-Louis Bricout et du Commandant Kuippert, au-delà de l’anaphore historique, Jean-Jacques Thomas ouvrit le livre de l’Histoire de France, de la Libération et de la fédération de la Résistance, notamment due à Jean Moulin.
Via le Conseil National de la Résistance, ces événements ont conforté les fondations d’une République (enfin) retrouvée. Ce retour en arrière permit au Maire d’Hirson de le prolonger jusqu’au 16 mai 1940, date à laquelle le Colonel De Gaulle se retrouve face aux convois de réfugiés et de militaires désarmés. « Je me sens soulevé d’une fureur sans borne écrit-il dans ses mémoires. Ah, c’est trop bête ! La guerre commence infiniment mal. Il faut donc que qu’elle continue ! ». Elle continuera.
« Ce que j’ai pu faire par la suite, continue le futur Chef de la France libre. C’est ce jour-là que je l’ai résolu ». Du reste, le 30 mai, la bataille de Montcornet perdue faute d’infanterie, d’une artillerie puissante et de l’armée mécanique dont il rêve depuis longtemps, le 9 juin, le Colonel De Gaulle prend l’avion qui l’emmène à Londres. L’Histoire s’envole. « Chaque année, rappelle Jean-Jacques Thomas, lancé neuf jours plus tard, son appel résonne toujours comme un rappel ».
