« GUITARES A ANY » S’AFFRANCHIT DU TEMPS, PAS DES ÉMOTIONS.
Hier, à Crouy, cet après-midi à Buironfosse, le Festival « Guitares en Picardie » poursuit son périple axonais. Il jouera même les prolongations le 19 septembre à Origny-en-Thiérache dans le cadre des Journées du patrimoine. De patrimoine musical, il en fut, du reste, question dans la playlist choisie par Frédéric Bernard, Éric Franceries, les guitaristes, et Igor Kiritchenko, le violoncelliste, d’abord mis en lumière dans l’Adagio, d’Albinoni.
Dans son accueil, Maire d’Any, Carine Van Der Sypt, évoqua, du reste, la musique, langue des émotions. Des émotions, également, tirées des œuvres d’Albéniz, de De Falla et, au-delà des compositeurs espagnols, de l’ouverture du Barbier de Séville, et de quatre extraits de Carmen. Plus original se révéla être le Blue rondo à la Turk, de Dave Brubeck. Du jazz aux musiques de films, du Parrain à Zorba le Grec, le Festival axonais aime plus que tout mêler les genres et retrouver un public dont il fut, trop longtemps, privé.
« Se renouveler, expliqua, du reste, Frédéric Bernard en guise de remerciements, c’est retrouver comme à Any-Martin-Rieux, un village en musique et d’y associer les élèves des conservatoires et, plus globalement, la jeunesse ». Preuve, si besoin été, que la culture s’affranchit du temps. D’ailleurs, pour son rappel, le trio choisit une adaptation de Super Mario.