MALADIE D’ALZHEIMER : ANTHONY HOPKINS ET THOMAS DEBOURSE LIBÈRENT LA PAROLE.
« Qu’est-ce qu’on peut faire ? » Au Sonhir, la force du film libéra la parole. La poignante réalité des témoignages suscités par Thomas Debourse, praticien du Centre hospitalier, n’avait d’égale que la traduction de souffrances souvent cachées. De par le monde une trentaine de millions de malades sont touchés par la perte irrémédiable de leur mémoire. « Chacun est ou sera concerné » expliqua en préambule Jean-Jacques Thomas lors de la soirée justement consacrée à la maladie d’Alzheimer.
Doublement oscarisé, « The Father », le film du français Florian Zeller offrit un émouvant support à « l’impossible situation des aidants qui se confient difficilement sur l’état du malade », créant, parfois, comme cela fut rappelé lundi soir des tensions familiales. Auparavant, Julie Gondrexon, neuropsychologue ; Florence Gauchet, infirmière coordinatrice ; James Dunel, de « France Alzheimer » et donc Thomas Debourse, responsable du centre mémoire d’Hirson et, évidemment, l’acteur Anthony Hopkins dévoilèrent la terrible réalité de l’oubli, de la perception sensorielle décalée et des hallucinations.
Face au déni de la maladie et des souffrances partagées, le dialogue ainsi noué permit de rappeler l’importance des diagnostics précoces et, tout autant, des difficultés à placer un malade. D’où le légitime souhait de Thomas Debourse de voir « des filières de soins étoffées et plus fluides ».

