LES VOYAGES INITIATIQUES ET LA CRÈME BACHIQUE DE LAURENT BLONDIAU.
Pour lui, ancien élève du lycée hôtelier d’Avesnes et cuisinier chez Lenôtre à Paris, la référence en matière de cuisine traditionnelle reste Auguste Escoffier. L’ouvrage de Marie-Paule Pomaret et Hélène Cingria s’inscrit donc dans la lignée du célèbre Chef, auteur d’une véritable cible culinaire. A la différence près que la pièce mise en scène par Nicolas Auvray plonge dans les profondeurs de la gastronomie dans laquelle les matières premières comptent plus que tout.
Du reste à l’issue de la représentation, Laurent Blondiau, Fabrice Duval et Alexis Cambraye ont proposé à la centaine de spectateurs présents un voyage initiatique avec au menu des mignardises pour le moins originales. Le crémeux d’herbes fraîches était accompagné d’un crumble au Parmesan ; l’allumette feuilletée au sésame pointait fièrement dans le velouté de girolles. Le médaillon de thon mi-cuit et sa sauce vierge n’avait rien à envier au poulet au chocolat. Autre référence historique, les spectateurs gourmets découvrirent, étonnés, que Louis XIV avait un palais afin de mieux apprécier la crème bachique, composée de lait, d’un jaune d’œuf, de la vanille et de vin blanc.
