KIT ARMSTRONG AJOUTE UN GRAIN DE SEL (LUXEMBOURGEOIS) A SA RECETTE HIRSONNAISE.
Trois mois avant la chute du mur de Berlin, Eugène Prim crée les Solistes Européens Luxembourg (SEL), justement, pour que les artistes de part et d’autre de cette frontière artificielle puissent se rencontrer. Utopiste ? Sans tarde, l’avenir lui donna raison. Grâce au talent et à la volonté de cet homme, l’ensemble musical poursuit sa carrière et ne cesse de nouer des coopérations.
Présent à Hirson pour la sixième édition du Printemps de Kit Armstrong avec lequel il s’est lié d’amitié, le Président avait délégué en l’église Sainte-Thérèse trois Luxembourgeois, un Allemand et un Japonais résidant à Berlin. Au nom de cette culture sans frontière, lui et Kit Armstrong ne pouvait que se retrouver.
Samedi soir, Hirson bénéficia de leur retrouvailles. De retour deux jours plus tôt de Copenhague où il joua au milieu d’un parc d’attractions et avant de repartir lundi pour Zurich, avec Lukas Stepp et Yanis Griso, au violon, Sophie Urhausen, à l’alto, Anik Schwall, au violoncelle et Katsyua Watanabe, au hautbois, le globe-trotter virtuose était assuré de ravir un public, évidemment nombreux.
En ajoutant un grain de SEL (Luxembourgeois) à la recette de sa programmation hirsonnaise, il était assuré de conquérir son auditoire. En y associant le Quatuor pour violon, alto, violoncelle et piano, de Camille Saint-Saëns, la Sonate canonique pour hautbois et piano, de Bill Douglas et le Concerto en ré mineur de Bach, le pianiste donna à son salon l’écho d’une nouvelle soirée placée sous le signe de l’Europe et d’une paix plus que jamais remise en cause.

