JEAN-JACQUES THOMAS AUX INDUSTRIELS FORAINS : « POUR QUE NOS ENFANTS PUISSENT ENCORE RÊVER DE MONTER AUX MANÈGES ».

Depuis 1995, Jean-Jacques Thomas et la Municipalité reçoivent les industriels forains. Hier encore, en les accueillant, le Maire est revenu sur le phénomène d’exclusion qui, pour différentes raisons ou prétextes, amène les élus à exiler les manèges et, plus largement, le champ foire à la périphérie des villes. « Lorsque, dans ces conditions, les forains sont bannis, ajouta-t-il, nos traditions sont menacées et c’est notre ADN, nos traditions anciennes et récentes, qui sont en jeu ».
Jean-Jacques Thomas est également revenu sur la culture des différences et la tendance à rejeter l’autre en rappelant l’existence du carnet anthropométrique de 1912. « En cette période de crise, a-t-il poursuivi, nous avons plus que jamais besoin de rêve, d’allumer dans le regard de nos enfants un peu plus de lumière. Le monde change, les industriels forains aussi. Ils appartiennent aux images d’Epinal les anciennes exhibitions ethniques, les ménageries foraines ou les théâtres de magie. Aujourd’hui, les métiers forains sont confrontés au prix du carburant et aux législations ».
Un constat également dressé par Robert Descamps, présent en compagnie de son prédécesseur Claude Lambert, dont la profession est aujourd’hui confrontée à un projet de loi sur la formation professionnelle qui, selon lui, méconnaît la spécificité et la polyvalence des métiers forains. « Nous sommes contraints, dit-il, d’évoluer de passer d’une boutique à un manège, d’une loterie à un scooter. Le législateur doit le comprendre ».
De même, face à un avenir indécis avec des transmissions en péril, Jean-Jacques Thomas se félicita de voir Tracy Turblin, fille de Patrick et de Cathy Lobjois, petite-fille de Ginette et Alain Lobjois, rejoindre à son tour le champ de foire, assurant ainsi une filiation dans une profession « respectable et nécessaire pour que, demain, nos enfants puissent encore rêver de monter aux manèges ».