DEVOIR D’HISTOIRE ET DE VÉRITÉS.
« Il y eut bien sûr la guerre d’Indochine. Française et coloniale. Mais il y eut également la guerre d’Indochine devenue Vietnam. Sitôt la paix de Genève, les soldats américains y remplacent les troupes françaises. Au sang versé dans la cuvette de Dien-Bien-Phu s’ajoute celui de Saïgon. Et, dans tous les cas, il y a ces militaires – jeunes le plus souvent – abandonnés et sacrifiés loin de chez eux ».
Lors de l’hommage national rendu « aux morts pour la France en Indochine », Jean-Jacques Thomas associa « devoir d’Histoire et devoir de vérités », rappelant que « de 1946 à 1954, le dur régime économique et politique imposé par la France à ces provinces asiatiques baptisées Indochine en 1905 fera, au total, plus de 500 000 morts ».
Après avoir fleuri en compagnie de Sonia Hasni, Sous-Préfète de Vervins, le monument hirsonnais, également dédié à la paix, le Maire d’Hirson rappela qu’arrivés en 1887, « les Français ont créé de toute pièce l’Indochine et qu’en 1940, le gouvernement de Vichy collabore, également, avec les Japonais, mais que de 1940 à 1945, face à l’occupant japonais, venus de métropole, d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, ces soldats ont maintenu la présence française ».